Défier l’anxiété

Bon nombre d’entre vous le savent déjà, on m’a posé une étiquette sur le front sur laquelle on y a inscrit les trois lettres suivantes: TAG. Le trouble d’anxiété généralisé est encore mal connu et nébuleux aux yeux de ceux qui n’ont jamais été anxieux. Au contraire, les gens qui en souffrent, le connaissent trop bien et y font face quotidiennement.

Mais au fond, qu’est-ce que l’anxiété réellement? Ce sont souvent les réponses beaucoup trop abstraites à cette question qui laissent les gens dans l’ignorance que je qualifie d’involontaire ou même de volontaire.

L’anxiété est un système de défense primitif du corps humain; elle se fait typiquement entendre de deux façons: une inquiétude, une crainte ou même une peur qui s’installe de façon continue, de sorte que vous avez du mal à réfléchir normalement sur de longues périodes ou une détonation du système nerveux qui déclenche presque instantanément un état de panique ou de crise.

La plupart des gens, avec ou sans trouble anxieux, auront à faire face à une ou plusieurs crises de panique dans une période plus difficile de leur vie. La plupart d’entre eux se rendront à l’hôpital en ambulance croyant faire face à une crise cardiaque. Ça vous donne une idée de la difficulté que représente une telle déflagration de stress.

Dans une société où l’on nous demande de continuellement de performer et ou l’échec n’est pas une option, de plus en plus de gens souffrent de divers troubles anxieux, moi le premier…

Évidemment, la technologie et la médecine d’aujourd’hui peuvent nous apporter une partie de la solution, mais il faudra également fournir la seconde partie en tant qu’individu.

Dernièrement, j’ai entretenu une conversation sur le sujet avec un collègue de travail. Ce dernier m’a apporté un point fort intéressant: apprendre à se donner la permission. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’une personne anxieuse anticipe toujours sa prochaine crise ou son prochain inconfort au point où elle peut en venir à s’empêcher de faire certaines choses pour éviter d’affronter ce moment désagréable. Toutefois, qu’en serait-il si nous nous permettions d’être différents? Qu’en serait-il si, au lieu de combattre contre l’anxiété, nous décidions simplement de l’accepter? Pourquoi ne pourrions-nous pas nous dire: «OK, je vais faire une crise et je vais y survivre.»

Oui, je sais, je sais, cela demande une force mentale de superhéros au départ, mais j’ai tout de même continué l’exercice. Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que plus j’acceptais mon anxiété et plus je m’autorisais à la vivre, moins j’étais anxieux…

C’est un peu comme si, au lieu d’affronter ce loup qui nous montre ses crocs avec une perche pointue, nous décidions simplement de l’adopter en lui flattant le dessus de la tête. Encore faut-il avoir le courage de flatter cette bête qui montre ses crocs…

Gentil le toutou, gentil…

Le prof.

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