PERDRE L’ÉTINCELLE

C’est bien connu, pour qu’apparaissent les premières flammes d’un feu dans sa nature la plus simple, trois éléments sont essentiels : de l’oxygène, un combustible et une étincelle. C’est la maîtrise de l’équilibre entre ces trois éléments qui a, entre autres, permis à notre espèce de survivre jusque dans l’ère que nous connaissons aujourd’hui. Et bien que nous ne vivions plus dans des cavernes, je trouve que la nature nous enseigne encore une belle leçon à travers l’un de ses éléments.

Je crois qu’il y a un feu qui brûle en nous pour chaque aspect de notre vie l’amour, le travail, l’amitié et bien d’autres. Chacun de ces feux est un précieux équilibre des trois éléments que nous avons énumérés plus haut ;

L’oxygène, c’est notre besoin d’air, notre bulle, notre nécessité de se retrouver seul dans notre tête de temps à autre. Après tout, il n’y a pas de meilleure personne pour nous comprendre que nous-mêmes. L’oxygène c’est aussi notre besoin de liberté ; au travail, en amour ou avec nos amis. C’est apprendre à recourir à nos envies les plus spontanées et apprendre à déposer les chaînes de nos responsabilités qui nous retiennent plus souvent qu’autrement, inutilement. Quand une sphère de notre vie devient trop envahissante, trop étouffante, c’est qu’elle absorbe trop d’oxygène et l’équilibre de ce feu qui danse en nous s’en trouve ébranlé. On commence alors à perdre de l’intérêt et notre flamme intérieure diminue.

Le combustible qui alimente nos feux intérieurs n’est ni plus ni moins que la représentation de nos plus grands désirs intérieurs. Je ne parle pas ici d’un désir immédiat, je ne parle pas non plus de quelque chose que l’on peut acheter. Je parle plutôt d’accomplissement et de réalisation de soi. Qu’est-ce qui vous pousse à faire le travail que vous faites actuellement ? Il y a quelque chose de profond dans le travail que l’on choisit ou même dans le conjoint amoureux que l’on choisit. Parfois cela est conscient, parfois ce ne l’est pas du tout. Pourquoi l’avez-vous choisi lui ? Que vous donne-t-il envie de construire ? Pourquoi avez-vous choisi ce travail ? À quel besoin cela répond ? Il arrive parfois que l’on se remette en question face à certains de nos choix de vies, c’est une façon de valider si ceux-ci sont toujours alimentés par un combustible valide. Si nous n’alimentons jamais nos feux internes, ces derniers peuvent vite venir à bout des premières bûches de bois et s’éteindre.

Je crois qu’il y a un feu qui brûle en nous pour chaque aspect de notre vie l’amour, le travail, l’amitié et bien d’autres.

Puis il y a cette fameuse étincelle, celle qui déclenche tout. Plus souvent qu’autrement, elle est comparable à une pulsion. Beaucoup de nos pulsions ne déclenchent aucun incendie, mais lorsque les conditions sont favorables et les éléments réunis dans un bel équilibre, une flamme se met à danser. Il peut s’agir d’une pulsion sexuelle, d’un besoin d’accomplissement fort, d’une envie spontanée ou même d’une idée qui répond à un besoin. Quoi qu’il en soit, l’étincelle est toujours très brillante et temporaire, elle laissera ensuite place au vide ou au contraire elle alimentera une lumière et une chaleur grandissante. Nous avons tous déjà entendu la fameuse expression : « perdre l’étincelle ». Cette expression est, selon moi, utilisée trop souvent à tort. Il est évident que l’on perd une étincelle, c’est trop spontané pour être conservé à long terme, c’est une pulsion, un appel à quelque chose. Lorsque les gens utilisent l’expression « perdre l’étincelle », c’est plutôt qu’ils n’arrivent plus à fournir le nécessaire à l’étincelle pour que se présente une flamme, en l’occurrence : le combustible et l’oxygène.

Apprendre à maîtriser l’art du feu, c’est déjà tout un exploit. Maintenir ce fragile équilibre demander une grande attention tourner vers soi, une grande écoute et une certaine sagesse. Inutile de vous dire qu’en plus d’être en mesure de conserver vos petites sources de chaleur intérieures dans des conditions optimales, vous devrez en plus, les protéger de la pluie et du vent que peuvent causer divers facteurs externes. Les leaders négatifs et la jalousie d’autrui n’en sont que quelques exemples. Il existe bien des types de tempêtes et bien des conditions météo pour éteindre un feu.

Ne pleurer pas la perte d’une flamme, parfois il vaut mieux repartir à neuf que d’investir de l’énergie à ressusciter une braise froide. Rappelez-vous que même le plus beau et le plus grand des feux à commencer avec une simple étincelle…

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