La COVID ne s’attaque pas à l’humanité, mais à l’humanisme

Bon, je n’ai plus le choix. Après plus d’un an de pandémie mondiale, je l’avoue, je commence à chercher des sujets pour écrire. Ce n’est pas compliqué, tout est fermé. Même mon inspiration n’a pas pris de chance et a fermé ses portes. Si vous pensiez que j’étais cet artiste qui s’inspire en regardant un lac entouré de quelques arbres, détrompez-vous. Ma plume est plus active que jamais lorsque j’observe des gens en action, lorsque se déroulent des événements, bref lorsque ça bouge. Revenons-en à la COVID.

De tous les reportages, les articles, les points de presse et les bulletins de nouvelles, une chose n’a jamais changé depuis le début de cette interminable course contre le virus : le manque flagrant d’humanisme! Sérieusement, qu’est-ce qui se passe ? En ce moment la société à l’air d’un adolescent de 16 ans rebellé, frustré de la vie et pas abordable.

Est-ce que la COVID s’attaque au cerveau et au jugement des gens sans que nous l’ayons découvert encore ? Où sont passés l’empathie, la compassion, l’amour de son prochain ?

Dernièrement, je lisais un article du journal de Montréal (ok, oui ça m’arrive de lire des nouvelles beaucoup trop sensationnalistes, « shame on me ») dans lequel on parlait d’une jeune mère monoparentale qui était alitée depuis maintenant quelques semaines, car elle avait été infectée par l’un des variants de la COVID. J’ai commencé à lire les commentaires sous l’article et, comme enseignant en informatique, je connais un peu la culture du web quand même : les faux-comptes, les trolls, etc. Je sais que certaines personnes s’amusent à titiller le poisson sur le web.

Mais encore là, j’ai lu des commentaires qui auraient réussi à faire mourir Mère Theresa une deuxième fois. Certains criaient haut et fort que la COVID avait le dos large, que de toute façon, cette mère avait des antécédents cardiaques. D’autres disaient que les médias ne faisaient que parler des cas les plus graves. Voyons, comme si ce genre de nouvelle attirait qui que ce soit :

À la une ce soir : un homme a contracté la COVID, il a pris deux comprimés d’acétaminophène et il s’est senti mieux.

Est-ce que les médias font du sensationnalisme et en mettent trop ? Oui. Est-ce que les médias devraient être sensibilisés quant au pouvoir qu’ils ont sur la santé mentale des gens ? Oui. Mais, j’aurais l’occasion d’en discuter dans un autre billet.

Parce qu’en ce moment, une mère de trois enfants est à l’hôpital et pourrait mourir, laissant trois enfants sans parent. Que vous pensez que la COVID est un complot de Bill Gates, des mondialistes ou de fucking Bugs Bunny, je m’en fous, ayez un minimum de classe et d’empathie pour les gens qui en souffrent. Quand Maripier Morin mord la cuisse d’une autre personne, sans consentement, le Québec monte aux barricades. Quand une mère monoparentale de trois enfants se meure à l’hôpital, le Québec dit que c’est de sa faute, eille come on! Honnêtement, je m’insurge!

Je comprends que la pandémie est devenue excessivement lourde avec le temps. Je comprends que les mesures sanitaires imposées par le gouvernement sont improvisées, pas claires et loin d’être toujours appuyées par la science. Je comprends aussi qu’il y a de quoi perdre la tête avec tout ce qu’on traverse depuis maintenant plus d’un an. Néanmoins, laissez-moi vous poser une seule question, seulement qu’une :

Si nous perdons notre humanisme, qu’est-ce qu’il nous reste ?

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

Create a free website or blog at WordPress.com.

Up ↑

%d bloggers like this: